J'ai un problème avec l'alcool
J'ai grandi dans une famille d'alcooliques, il y a certainement des bases génétiques, d'où un plus grand attrait pour l'alcool peut-être, je sais pas.
J'en suis pas encore au stade de l'alcoolisme, mais clairement je sais que ça commence comme ça, insidieusement, et je sais que je suis sur la pente raide.
Je sors beaucoup, et quand je sors, je bois. Soirée rime avec alcool pour moi. Après voilà si y a pas d'alcool ou si c'est un petit truc entre tranquille je vais pas forcément boire, genre quand je vais chez mes voisins et qu'ils me proposent une bière ou un coca, bah si je sais que je vais rester une heure ou deux et puis rentrer chez moi alors je vais prendre un coca.
Mais bon, voilà, quand je commence à boire je ne m'arrête plus.
Hier soir j'avais dit que je ne me mettais pas la tête à l'envers. On n'avait fait qu'un petit apéro, sauf qu'une fois arrivées au bar, on a pris nos conso. Et puis on en a pris d'autres. Et puis je me suis fait payer à boire, encore et encore. Et puis j'ai bu dans les verres de mes potes. Et puis quand quelqu'un que je connaissais avait un sceau d'alcool et qu'il me proposait de boire, je buvais.
Je sais pas dire non, parce que j'aime tellement être bourrée. Sur le coup ça me libère tellement, j'ai besoin de ce prétexte pour faire n'importe quoi, comme ça après je peux me dire "Ouais non mais ok j'ai vraiment fait de la merde, mais bon voilà c'est normal j'étais bourrée."
En vrai je vais mal, c'est qu'un symptôme, et je vais encore plus mal le lendemain quand les images me reviennent et que je me souviens de ce que j'ai fait, parce que même si j'étais bourrée il va falloir assumer.
Il va falloir que je réduise, clairement, que j'apprenne à me limiter (et puis bon, c'est pas super cool de vomir).
Alors ce soir je me dis que c'est fini, que les prochaines soirées seront plus soft, parce que je suis déprimée, mais je sais que samedi on va à notre bar QG avec mes copines, et qu'en arrivant je vais direct aller commander une bouteille, et puis ça va enchaîner, et puis je me sentirai encore mal le lendemain.
Putain.