Et si on inventait un nouveau monde ? (Considérations philosophiques)

2 Juin 2021
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@lazaretto avant tout : merci pour ton post, c'est exactement ce que je recherche en termes de "débat" sur ce topic :bouquet: merci de faire l'effort de "jouer avec moi" sur ce sujet de discussion :happy:
Je te rejoins sur toute la première partie de ton post où tu exprimes ton point de vue, le mien n'est pas si éloigné, donc je vais plutôt rebondir sur tes questions directes ou sur ce que tu as dit et qui ..:shifty: me fait réagir, du coup. :nod:
je trouve que ta pensée telle que tu nous l'as exposée est très individualiste et empêche justement le débat
Oui j'ai remarqué que c'était l'effet de mes posts et de ma façon de m'exprimer :lol: J'ai encore beaucoup à apprendre, je crois que quand je "m'enflamme" (j'ai pas choisi mon pseudo par hasard :yawn:) j'adopte un "ton" ou une façon de parler qui peut laisser penser que "j'ai trouvé la vérité, écoutez et comprenez" (j'ai le même souci IRL :cretin:). Désolée pour ça, je suis passionnée et je m'enflamme vite, je travaille là-dessus :lunette: Tu parles des gens qui émettent des critiques similaires aux miennes et qui en retirent des pistes de débat démocratique etc, clairement je n'en suis pas là encore en termes de compétences communicationnelles/politiques/oratoires/que sais-je. J'essaie :happy:

Je note tes références ;)
En revanche, je pense que ta manière de "te construire ton petit monde à toi" est justement à la fois un aveu d'échec (l'impossibilité de vivre ensemble et de faire corps avec les autres citoyens de ton territoire, j'ai moi-même souvent du mal !) et une preuve supplémentaire de privilège que d'autres n'ont pas.
Je suis d'accord avec toi sur les 2 points (aveu d'échec : je dis honnêtement que je pense que le système n'est pas réparable, on peut voir cela comme un aveu d'échec ; mes privilèges me permettent, clairement, de faire ce choix-là), et je trouve que y'a un autre point important pour moi : je pense qu'on est plus ou moins sensible à l'impact du système sur son bien-être (je le verbalise aussi comme "notre capacité à accepter qu'on piétine nos limites"), pour ma part j'ai essayé de suivre le cadre, et j'ai trouvé cela insupportable, (parce que j'avais l'impression permanente que mes limites n'étaient absolument pas considérées et donc encore moins respectées) alors que je vois pour que plein de gens (la plupart), c'est tout à fait supportable (parce que leurs limites sont plus larges ? ou, et je penche plutôt pour cette théorie, est-ce qu'on a tellement l'habitude que nos limites ne soient pas respectées qu'on en a oublié qu'elles pouvaient l'être ?). Perso je rapproche ça d'un aspect de l'hyper sensibilité. Certaines personnes hypersensibles pourront avoir des difficultés à trouver du travail, avec pour conséquence que leur hypersensibilité pourrait être vue comme "un handicap" ou "discriminante" car ça rend la personne inadaptée à un rôle qu'une personne "non hyper sensible" pourrait obtenir. Dans mon cas, j'ai vraiment l'impression que si je vis une vie "classique", je meurs à petit feu, de l'intérieur. Je le ressens comme une vraie violence, permanente. Là je le dis comme ça car j'ai réfléchi à la question, mais en fait avant ça me menait à énormément d'incompréhensions avec mes proches et aussi d'incompréhensions envers moi-même : pourquoi ne suis-je pas capable de vivre comme tout le monde ? Pourquoi est-ce que mon sentiment de révolte est aussi vif ? Pourquoi suis-je aussi nulle ? Pourquoi je n'arrive pas à trouver un boulot normal ? Pourquoi suis-je une telle déception pour mes parents ?
Et quand tu parles de privilège, moi je vois aussi l'aspect où à un moment donné j'ai envié les personnes qui arrivaient à s'intégrer à ce système et à mener une vie normale, qui semblaient rassurées par toute la sécurité offerte par ce système (qui moi me fait l'effet d'une contrainte permanente et non un effet de sécurité), parce que moi j'en étais simplement incapable.
A force de lectures etc, j'ai fini par comprendre qu'en fait, déjà en tant qu'individu j'ai le droit de ressentir les choses différemment des autres personnes autour de moi (et donc inversement, bien sûr ;) ). Aussi que je n'étais pas la seule à ressentir les choses différemment, qu'on était nombreux.ses à se sentir franchement à l'étroit, bref j'ai commencé à me comprendre un peu mieux. Et du coup, à m'accepter, à me dire que peut-être que je pouvais "faire avec" mes ressentis et mes émotions même si cela paraît "perché". Et donc à les assumer. Parce que quand je me suis rendue compte que je me sentais "incapable" dans le sens "non capable", "inadaptée", pour jouer le jeu de notre société, à ce moment-là je n'ai plus eu le choix et ça n'a pas été une question de privilégiée ou pas privilégiée : en continuant à me nier, j'allais droit au suicide (ou à la dépression permanente, rapport que j'ai un enfant et que je me dois de l'accompagner au moins jusqu'à son autonomie réelle), ou alors je faisais le choix de "suivre mon coeur" et "donc" tenter de m'extraire de tout ça.
Et ok ma situation sociale m'a permis de pouvoir faire ce choix-là à moi personnellement, mais je vis et je côtoie des gens qui sont issus de classes bien moins aisées, donc qui n'ont pas eu certains privilèges que moi j'ai eus, et juste : il n'y a pas forcément besoin d'être "privilégié" pour faire ce choix-là. On peut n'avoir pas un rond et quand même décider de tout lâcher pour "tenter une voie alternative", plein de gens le font, avec (de ce que je peux observer) le support "matériel", financier, justement des autres personnes + riches (+ privilégiées sur ce plan là) et avec les mêmes idées/envies, qui partagent de bon coeur "argent" contre "art des gens". Le rapport à l'argent peut être envisagé vraiment très différemment si on s'en laisse l'occasion.

je préfère encore une fois la construction de solutions collectives, pas l'isolement dans une alternative ultra-marginale et non-généralisable.
Je comprends, en soi je pense pareil :lunette:
Je cherche aussi des solutions collectives :cretin: Mon mode de vie est encore marginal mais... plus tant que ça :nod: petit à petit ça grossit tout ça. (Rassurez-vous, là je parle juste des gens qui cherchent des alternatives, ça ne veut pas dire que ce sont tous des gens qui pensent comme moi sur tous les plans :cretin: au contraire les points de vue sont multiples et les conversations passionnantes :lunette:).
Moi dans mon monde idéal :unicorn: J'imagine une société qui serait constituée de petites communautés relativement autonomes. Combien de personnes par communautés, l'organisation, les détails techniques, ça, j'en sais rien et il y a une infinité de possibilités, ce sera au cas par cas selon ce que chaque personne veut et souhaite, des tas de communautés aussi variées que l'être humain peut l'être... l'idée ce serait des petites communautés de gens qui se regroupent autour des choses qui leur plaisent à eux et qui décident entre eux des règles de leurs communautés, qui leur conviennent à eux. Si ma communauté voisine a des règles que je ne comprends pas, j'ai pas à m'en mêler : ils sont d'accord entre eux, ça les regarde. Moi dans ma petite communauté je serais avec des gens avec qui je me serais mise d'accore au préalable sur les règles qui nous conviennent, à nous, selon nos spécificités personnelles, donc je serais bien, donc ce qui se passerait chez le voisin, ma foi :dunno: il fait bien ce qu'il veut !
Dans la mesure où "mon monde idéal" s'inscrit actuellement dans une dimension d'autonomie vis à vis du système (puisque il est tout pourri, rappelons nous :nod:) et que je suis une grosse hippie, forcément moi je vois ça en mode permaculture, autonomie alimentaire, gens qui fabriquent leur pain le sourire aux lèvres pendant que les enfants apprennent tout seul à reconnaître les insectes ( :unicorn: ). Mais ça, c'est la communauté qui ME ressemble (et avec laquelle on établit des règles dont on discute, sur lesquelles on se met d'accord, et ce à différentes échelles), et quand je dis "j'imagine plein de communautés blabla", je sais pertinemment que dans ce "plein" les autres ne seront pas du tout similaires à la mienne ! Evidemment hein.
Mais du coup dans ma conception du truc, à aucun moment je ne cherche à "imposer" "ma" façon de vouloir vivre ma vie, ce que j'aimerais ce serait plutôt que chaque personne puisse vivre "sa" façon d'être à "lui" (et c'est là que je raccroche sur tout le truc de "se chercher soi-même, se trouver, dans les méandres de la déconstruction d'un système patriarcal et capitaliste" et que je peux réengrainer sur la psychologie, les blessures inconscientes, et tout le bordel).

Là où je vous l'accorde, je suis ptêtre un peu obtue, c'est sur tout l'aspect "nature"/"culture". D'ailleurs merci pour les références, je ne pense pas les lire tout de suite mais je les note pour plus tard, c'est très intéressant.
J'ai effectivement une espèce d'impression que "fondamentalement" (et c'est là ptêtre où je donne l'impression de vouloir imposer un point de vue :hesite: pourtant c'est juste pour marquer la "force" de mon ressenti, essayer de vous le transmettre tellement je trouve ça "fort et intense" émotionnellement, genre "eh mais regardez les gens ce qui se passe en moi, c'est flippant, c'est énorme, regardeeeeeeez" ... :shifty:) bref j'ai l'impression que l'être humain a besoin, pour son bien-être intérieur, d'être "connecté" à la nature. C'est quoi donc la nature. Quand j'essaie de répondre à cette question, je vois des arbres, de la végétation, un plan d'eau, les éléments (la terre, l'air, l'eau, le feu), un espèce de truc où je ressens que moi et mon corps d'être humain, je suis en quelque sorte un prolongement de cette nature verte et foisonnante, du ciel, de tout ce qui constitue notre environnement "naturellement" (roche, eau, végétal...), c'est-à-dire sans qu'il n'y ait eu transformation de la matière par.. hum, je ne sais pas où se situe la limite, entre la toute première combustion ayant une intention humaine (la 1ère fois où une personne préhistorique a fait du feu dans l'objectif de brûler quelque chose) et l'exploitation du pétrole, qui, à mes yeux, marque un peu le "début de la fin" en terme d'impact humain sur l'environnement. Je ne sais pas où je situe la limite de "là c'est encore la nature", et "là ça n'est plus naturel", parce que je suis ok avec le point de vue qui dit que ce que je crée, en tant qu'humain "naturel", est par définition naturel, et pourtant, pourtant je pense qu'à un moment donné, là, notre mode de vie il a atteint un niveau qui est complètement.. anti-naturel. :hesite: :ko: Donc je pense qu'il y a à un moment donné une frontière qui est franchie.
MAIS. y'a aussi tout l'aspect "culture". Qu'est-ce qui différence culture et nature, j'avoue que j'ai peu lu sur le sujet donc c'est ptêtre des réflexions basiques que je pose là. Comme ça, je pense aux 1er rites funéraires, (donc au passage des morts vers un "au-delà") et j'ai envie d'y associer presqu'immédiatement une dimension spirituelle : si on a ressenti le besoin de faire des rites à la mort de quelqu'un, on peut se demander pourquoi ? Juste une question d'hygiène ? Pourtant les objets enterrés dans les tombes (et les vagues infos que j'ai pu voir passer et qui alimentent ma réflexion) auraient tendance à me faire penser qu'il y a une dimension "d'accompagnement vers un autre lieu".
Culture, je pense aussi à tout ce qui est outil, intention de faire quelque chose. J'ai peu de connaissances là-dessus, je vous laisse rebondir si envie, j'enchaîne sur l'aspect de la culture qui me touche : tout ce qui est "à quel moment on a commencé à capitaliser" et "à quel moment on a commencé à décider que le père devait être au centre de la société" (mes marottes préférées, capitalisme et patriarcat :dowant: ) ( :shifty: ) Est-ce que ça fait partie de la "culture" dans le sens de la différenciation culture/nature ?

Donc même si je trouve l'objectif souvent louable, personne ne s'extrait et ne peut se déresponsabiliser totalement du "système" et de nous pauvres mortels qui continuons à vivre dans "la société".
Alors j'ai failli faire une digression sur ce sujet mais j'ai tout effacé car ça me semblait trop HS dans mon post précédent :cretin: J'ai aussi un souci avec le terme "s'extraire de la société", perso je le vois comme : je vis ici et maintenant avec des gens, et eux et moi nous sommes la société. Peu importe comment chacun pense ou vit ou quoi, le fait est que c'est nous tous ensemble qui constituons la société, donc à part me suicider je vois pas exactement comment je pourrais m'en extraire. :lunette:
Je préfère dire que j'explore des modes de vie alternatifs à côté du système. Je ne cherche pas à le réparer, je ne cherche pas non plus particulièrement à le détruire, juste je fais ma vie à côté, en profitant encore de ses avantages et en me soumettant encore à ses inconvénients, puisque le fait est que je suis sur un territoire qui obéit à des règles, les lois, et que le contrat social est là. Et aussi le fait est que mon idéal d'autonomie, j'ai le sentiment que je ne l'atteindrais jamais (concrètement j'estime que je l'aurais atteint le jour où je coupe internet. Car avant ça j'aurais coupé mon compte en banque, car avant ça j'aurais atteint une autonomie alimentaire, énergétique, sanitaire qui me permettra de me passer d'argent... ouais donc bon d'ici là hein! :lol: mais je m'en fous de ne pas atteindre cet idéal, ce qui m'intéresse c'est le chemin en direction d'un objectif qui m'apporte une certaine sérénité, de la joie, et du sens.
Donc voilà pour le point "extraction de la société" et aussi tous les paradoxes de "oui mais tu ne veux plus du système mais pourtant t'en profites encore, bouh tu n'as aucune cohérence". En métaphore, je dirais que je coupe petit à petit les fils qui me relient à la société, 1 par 1. Et yen a un paquet.


en gros parce que les gens alternatifs que j'admirais, que je les connaisse dans la vraie vie ou pas, se sont presque tous révélés no-vax et ou complotistes à des degrés plus ou moins élevés
C'est marrant ça. Moi je le dis cash, "je suis complotiste", ça me fait rire de voir l'effet que ça fait aux gens. J'ai pas une passion pour les complots hein, à la base je m'en fous. Mais en lisant et me documentant, petit à petit je me suis aperçue que les trucs que je lisais et les opinions que je développais faisait que les gens me taxaient de complotiste. :lol: Parfois à peine on ose exprimer que quand même la société tourne pas très rond, que les gouvernants disent des mensonges et qu'on commence à se méfier, bim on passe pour un complotiste. Alors comme je trouve cela ridicule, j'en ris, et ça m'amuse de me présenter ainsi. Et dans ce que tu dis là, "ils se sont révélés no vax ou complotiste à des degrés divers", ça me fait réagir, car dans les thèses complotistes il y a vraiment de tout et du coup je me demande à quel moment "on" va arrêter de ranger systématiquement toute opinion un peu controversée dans la case "complotisme" et à quel moment on va s'interroger réellement sur ces controverses.
En fait je trouve que l'appellation complotiste est une façon de tuer le débat "par association d'idée" : on parle d'un sujet, ça rappelle un truc complotiste, bim on est taxé de complotiste et immédiatement tous les propos de la personne sont délégitimés (je sais pas si ça se dit :hesite:). Un peu comme quand on dit "Mme Truc a dit ça, oui mais elle fréquente [telle autre personne infréquentable] donc je ne l'écoute pas". Je ne sais plus le nom de cette "technique argumentative" :hesite:

Et je ne peux qu'observer que dans mon milieu marginal et alternatif, à peu près tous les gens que je fréquente pensent des choses qui peuvent être taxées de complotistes, donc ça ne m'étonne pas du tout que ce soit le cas pour tes amis. De toutes façons c'est logique, on ne croit plus au système, on le considère toxique, forcément que cette population se retrouve dans le groupe "complotiste" (après y'a des degrés divers, je dirais que la base de ce que je retrouve autour de moi c'est "le gouvernement a un plan [lequel, ça varie] et manipule les foules pour [faire quoi, ça varie]". Après les opinions un peu + fouillées, c'est très divers et variés ^^

Puisque tu dis aussi par ailleurs que ton projet n'est pas de changer le monde, à un niveau global, mais de créer ton petit monde à toi ? Pour cela, je me demande si le titre du topic est vraiment approprié.
J'ai vite fait expliqué le truc un peu paradoxal de la croyance "en se changeant soi-même on change le monde" : j'ai pas besoin d'être active à l'extérieur de moi pour changer le monde (selon cette croyance).
Le nouveau monde, ben, je pense que la société va radicalement changer d'ici quelques années, dizaines d'années au +. Parce que notre mode de vie n'est pas durable (cf crise écologique et travaux de collapsologie). A partir de là, pour moi le "nouveau monde", c'est évidemment vague et je ne sais pas quelle forme il prendra, mais je pense qu'à un moment donné nous n'aurons plus un accès facile par exemple au pétrole, or c'est le pétrole qui est la "clé de voûte" de nos modes de vie actuels, donc si le pétrole vient à manquer, clairement notre vie va changer radicalement (qu'on le veuille ou non :cyclope:). Là je mentionne le pétrole mais en réalité c'est de nombreuses ressources diverses qui sont nécessaires à "cette société" et qui viennent petit à petit à manquer. Un peu comme un navire qui fuite de partout.
Donc voilà le "nouveau monde" à mes yeux il va venir, y'a rien à faire (à part se préparer :lunette:).
Cela dit pour le changement de titre, pourquoi pas, ptêtre un truc genre "Considérations philosophiques sur la Société" par exemple ? c'est un peu pompeux mais au moins c'est bien plus vaste :nod:

Mais admet dans ce cas que si ton monde idéal se fait dans l'ordre des choses, telles qu'elles se présentent, alors ce sera au détriment d'une catégorie de la population à qui bien des avancées médicales ont permis à ce jour une espérance de vie plus longue.

Oui, dans le fond oui, je suis d'accord avec toi, ma "philosophie" intègre une sélection naturelle. Et je dois bien admettre que je n'ai pas de souci avec ce mécanisme biologique même si je sens que c'est une opinion qui choque (pourtant c'est pas le but, je ne suis pas dans la provoc', j'essaie d'être honnête dans ma réponse).
En fait quand je vois le covid, je vois un virus qui s'attaque davantage à des gens qui ont des "comorbidités". Et je m'interroge sur ces comorbidités, d'où viennent-elles ? Mon avis (certes non sourcé mais vous avez l'habitude) c'est que le virus vient mettre l'accent sur combien notre mode de vie global nous rend vulnérables à quelque chose qui, si nous étions tous et toutes en bonne santé globale, aurait vraiment peu d'impact (pas + qu'une grippe, et pour laquelle je n'ai jamais râlé contre le vaccin destiné aux personnes à risque, étant donné qu'il s'agissait toujours d'une vaccination proposée ou recommandée, et pas obligatoire). Qu'est-ce que ça dit de notre société ça ? Moi je me dis, à quel moment on va chercher les racines de nos problèmes de santé plutôt que d'essayer de "réparer/guérir" les multiples problèmes de santé engendrés par ces racines ? (et quand je vois que beaucoup de gens n'ont aucun problème avec l'idée d'avancer dans une société dans laquelle on se vaccinera de + en +, dans laquelle on essaiera chimiquement d'éviter le plus de maladies possibles, sans oublier tout l'aspect technologique "je laisse des applications gérer ma santé, m'indiquer ma perte de calories, m'expliquer comment me nourrir pour mieux gérer mon cholesterol, etc etc etc jusqu'au transhumanisme) je me dis que je vais vraiment à contre-sens du monde !...)
Et donc je me demande, quelles sont les racines ?
(Alimentation de mauvaise qualité, stress permanent, pollution de l'air et de l'eau, perturbateurs endocriniens, tout ce qui a été étudié et qui montre l'impact de notre mode de vie sur nos corps et notre environnement) + (tout ce qui concerne l'aspect psychologique en débutant par les traumatismes de l'enfance, les liens inter générationnels, la façon dont ces choses-là se manifestent dans le corps physique à travers des maladies) ce qui me rappelle "un esprit sain dans un corps sain" comme le disait je ne sais plus qui il y a fort fort longtemps. :lunette:

D'ailleurs je refais une précision par rapport à la santé : quand je dis "toutes les maladies proviennent des émotions", ma phrase est bien trop courte et oublie la partie "corps sain", car je pense qu'on peut travaille tant qu'on veut sur les blessures émotionnelles, si on se nourrit avec de la mauvaise qualité, qu'on fume, qu'on boit, etc., on ne pourra jamais atteindre la "parfaite santé". Je pense que les 2 axes sont nécessaires (et je dis ça, je fume, je bois et je mange moyennement sain, je précise juste pour dire que je ne me place pas au-dessus de tout le monde ou quoi, tout ça c'est de la théorie).

J'ai une autre théorie (qui risque de vous faire réagir mais j'ose :lunette:), par rapport aux âmes, aux corps physiques et aux maladies, et à la mort. J'imagine qu'une âme doit venir sur Terre à un moment donné pour "faire quelque chose". Je "pense" (disons que c'est du niveau de l'intuition quoi (le bas du bas de gamme en termes de science quoi :cretin:)) que chaque âme a un temps donné, et qu'au-delà de ce temps donné, elle peut potentiellement rester encore sur Terre dans son corps en vie mais elle n'a plus de "but" car elle a déjà "fait" ce qu'elle "devait faire" (tous les guillemets, c'est pour montrer aussi que je n'ai pas d'idée précise de tout ça, et c'est aussi pour ça que je retrouve confirmation de ces croyances dans plein de philosophies/textes anciens/religions etc car l'absence d'idée précise permet de retrouver cette idée dans plein de "voix" de gens différents)(j'y reviendrais :lunette:). Et donc je pense que quand une âme remplit son temps donné, le corps physique meurt puisqu'il n'a plus besoin d'abriter l'âme. C'est ainsi que je comprends et que j'accepte la mort. Quand quelqu'un meurt autour de moi, je peux ressentir une tristesse parce qu'elle va me manquer, de l'injustice ou de la colère dans certains cas, mais dans le fond je "comprends" : cette personne a fait son temps, je n'aurais plus que son souvenir, mais son âme continue son voyage et je me dis qu'elle a fait son taf, elle a joué son rôle unique et nécessaire sur cette Terre, et notamment à travers toutes les relations sociales et en rapport à son environnement, tout les gens que cette âme incarnée dans un corps physique aura touchés, d'une façon ou d'une autre.

A partir de là :lunette: Je sais pas j'ai une vague intuition que lorsqu'une personne contracte une maladie et en meurt, c'est que son âme a fait son taf. Je ne dis pas que ça empêche d'agir sur sa maladie et de se soigner hein, à vrai dire je ne saurais pas du tout donner une limite entre "là j'estime que cette maladie est là pour mettre fin au corps physique et que l'âme reparte" et "là c'est une maladie qui devrait être soignée car elle n'est que la manifestation d'une blessures que l'âme est venue guérir sur Terre". Ce n'est absolument pas à moi ni à quiconque de définir cette limite, dans ma conception des choses (parce que là pour moi on verserait dans l'eugénisme et tout ça). Je pense que cette limite peut être ressentie par chaque personne (ressentie dans la mesure où la personne a appris à s'écouter, est déjà bien au fait de tous les mécanismes psychologiques, émotionnels, mentaux, et ceux auxquels je ne pense pas, qui entrent en compte, etc etc etc mais c'est dans mon monde idéal tout ça :cretin:))

A partir de là, vous comprendrez peut-être mieux mon point de vue "philosophique", "spirituel", ou de "très grand arrière plan", quand j'en viens à dire : j'ai l'impression que quand on empêche une âme de continuer son voyage, donc quand on "empêche" une maladie d'emporter un corps physique, par exemple à travers la vaccination contre les maladies infantiles (s'il vous plaît essayons de rester sur le plan de l'Idée et de ne pas penser tout de suite aux réels êtres humains que nous connaissons et que nous sommes sur le plan juste terrestre :pray:) ou à travers toute médecine qui "pallie de trop" au déroulement prévu par/pour l'âme (sachant que le "de trop", la "limite", devrait appartenir uniquement à chacun), à travers l'acharnement thérapeutique tout simplement, et à quel moment on parle d'acharnement thérapeutique (on pourrait parler de euh, je sais pas.. :hesite: "empêchement de voyage d'âme" ou je sais pas).

A partir de là, je me demande : qu'advient-il de l'âme qui est "empêchée" de partir continuer son voyage ?

Parce que je vois ce que les générations précédentes ont subi et je commence le raisonnement avec une différence faite entre une mort "naturelle" disons "en accord avec le cheminement de l'âme" et une mort "non naturelle" à savoir donc "pas en accord avec le cheminement de l'âme". Mais du coup, à partir de quand on peut juger de ce qui est l'un ou de ce qui est l'autre ? Parce que moi je n'aime pas juger. Et c'est là où je raccroche avec le concept de "tout est un" et "on ne peut jamais savoir ce qui est bien ou mal [on ne peut que suivre la voie du coeur, l'étincelle qui nous rend joyeux]". Qui peut juger de si c'est une mort naturelle ou non, à part "son soi intérieur".

Et là je raccroche avec les blessures émotionnelles générationnelles, qui ont impacté et impactent encore les gens que nous sommes aujourd'hui, et qui en fait représentent toutes ces blessures que l'âme vient guérir (peut-être ?), ou alors est-ce que l'âme disons "pure" au départ (pure énergie, je sais pas comment dire, j'en sais rien :cyclope:) vient s'alourdir en "arrivant" dans son incarnation sur Terre, est-ce que le fait de s'incarner dans un corps physique on se charge de blessures qui ne nous appartiennent pas (celles de nos ancêtres) ou alors est-ce que c'est simplement ça, le chemin de l'âme, pour qu'elle puisse "évoluer" (vers quoi, j'en sais rien ?), il faut qu'elle fasse face à toutes ces blessures et qu'elle les dénoue patiemment comme un noeud après l'autre, pour une fois fait continuer son voyage d'une autre façon (et là par exemple peut-être que l'âme peut se réincarner dans un autre corps physique sur Terre parce qu'il y a d'autres choses à dénouer, qui n'ont pas eu le temps parce que... ptêtre que dans son précédent passage sur Terre, son corps physique a été "coupé" net alors que l'âme n'avait pas fini son travail, son passage.... Evidemment quand je dis "l'âme", à chacune son chemin individuel et je vais vous épargner tout ce que je peux imaginer comme chemin potentiel, y'a pas "un" chemin pour "toutes les âmes", c'est chacune le sien et chacune dans l'originalité qui la caractérise. :cyclope:

Pfiouuuu bravo à celles qui sont arrivées jusque là.
Et donc à partir de là, eh bien y'a un peu tout qui se mélange quand on commence à me parler d'une maladie potentiellement mortelle mais surtout pour les personnes qui subissent des comorbidités qui sont la résultante d'un système de société qui rend littéralement malade les gens de mille façons, et ce depuis des siècles (et là je fais une mini digression sur l'évolution globale de l'être humain, des premiers hommes dont le cerveau était concentré sur globalement 1 tâche : survivre dans un monde hostile, puis tout ce qui s'est passé ensuite, qui a permis par moments, pour certains, à certaines époques, d'avoir le confort nécessaire pour se poser deux minutes et juste écouter son coeur, son âme, se poser ces questions existentielles d'où on vient, qu'est-ce qu'on fait là et où on va, (je pense par exemple à l'Antiquité et globalement tous.tes les grand.es philosophes/scientifiques/etc de chaque époque) qui aujourd'hui ont des pensées qui resurgissent sous mille formes à travers toutes les civilisations, cultures de par le monde et à travers les époques) et je crois que j'y vois une certaine évolution cohérente mais je vais arrêter là la digression pour le moment :lunette:)
mais du coup si les maladies sont issues des émotions, est-ce que j'ai vraiment envie de m'empêcher d'avoir une maladie alors qu'elle peut m'indiquer quelque chose, quelque part, et qui peut choisir pour moi ? et qui suis-je pour choisir pour les autres ? y'a plus de jugement sur "ce que font les autres", si c'est "bien ou mal", si ils "devraient" faire ci ou ça, j'ai plus aucune raison de penser de cette façon, tout ça est bien trop grand pour que mon avis sur l'action des autres ait la moindre importance (et du coup l'avis des autres sur mon action m'importe peu - dans une certaine limite néanmoins qui est celle des autres).

C'est pour ça que quand on me parle d'espérance de vie plus longue et de permettre à tout prix à des gens de vivre le plus longtemps possible, ça ne me parle pas trop, mais je comprends que cela puisse être un peu "direct" sans développement.

Petite aparté : j'ai répondu en long et en large en citant juste 1 ou 2 personnes, je vais continuer à lire les messages postés et essayer d'y répondre mais du coup je ne vais pas répondre à des trucs dont ma réponse est déjà contenue dans ce que je viens de développer là. :lunette: Et évidemment que les personnes à qui j'ai répondu ne se sentent pas visées par ma réponse hein, je "rebondis" sur vos phrases pour éclaircir ma pensée, je considère que vous faites de même :lunette:

j'ai pas l'impression que tu sois très représentative des antivax/réfractaires au vaccin là dessus:yawn:
En effet, mais je voudrais rebondir : je suis catégorisée dans les antivax. Quand on parle des antivax, je fais partie du lot, peu importe toute ma pensée derrière.
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(@Jessie. du coup je rebondis pas sur les trucs qui font redondant avec ce que j'ai dit au-dessus :fleur:)

J'aurais tendance à penser que du coup il s'adapte plutôt bien aux gens dans ta situation, puisque ça vous laisse la possibilité de choisir de ne pas vous vacciner et de plutôt adapter légèrement vos comportements ? Donc tu aurais vu les choses comment
Disons que je vois la dérive autoritaire qui se met potentiellement en place, ce qui me fait être réticente au pass (mais tout comme plein d'autres choses hein! c'est pas juste le pass, c'est "un détail de +"). Après, honnêtement je m'en fous qu'il y en ait ou non, moi je m'adapte donc effectivement dans mon cas bah, je fais avec :dunno: je ne vote pas, je ne participe pas à la vie politique "activement" (bien que je fasse quelques manifs parfois, et j'en ai faites plein quand j'étais jeune :vieux:), je n'ai pas besoin de me faire vacciner pour travailler puisque je travaille chez moi, mais je veux dire : mon avis sur la gestion de la crise sanitaire dans l'état où sont les choses (et l'état dans lequel je le vois, avec tout ce que vous ai exposé de causes/conséquences tellement imbriquées :ko:), mon avis on s'en fout en fait :dunno: et ça ne m'intéresse pas en +. Je vois que plein de gens sont en faveur du pass, vont se faire vacciner en considérant que c'est "leur" meilleure chose à faire, je ne suis personne pour dire aux gens qu'ils ont tort ou ne devraient pas faire ce qu'ils font (et inversement du coup si moi je souhaite ne pas me faire vacciner, et que je reçois des propos qui me font réagir car mon choix pose problème à autrui, je viens et j'essaie d'expliquer pourquoi moi je fais ce choix-là).

je ne trouverai pas ça très juste d'imposer ta vision au final par la force des choses.
(je cite juste une phrase mais je prends en compte ton paragraphe dans la réponse hein)(c'est pour "alléger" :shifty: :ninja:)
à un plus haut tu as dis
et il s'avèrerait que beaucoup de ces personnes avaient tort (ce que j'essaye d'exprimer c'est qu'une réflexion plutôt valable à l'échelle personnelle, peut être bien plus problématique à l'échelle d'une population)
Je trouve que ça c'est valable dans les 2 sens : si """ j'ai raison """ (mais je ne "crois" pas qu'il y ait de tort ou de raison, donc c'est un postulat faux pour moi de base :lunette:), qu'il s'avère que "ma vision des choses" (qui consiste je le rappelle à ce que chacun suive sa petite voix à lui) s'avère "la bonne" (mais y'a pas de bon ni de mauvais :ko:), ben "j'aurais eu raison" et "à l'échelle globale" "ça aurait été la bonne façon", tu vois ? :nerd:

En me disant que je dois me vacciner pour la santé collective, j'ai l'impression que c'est votre vision des choses que l'on m'impose (incluant les pages et les pages de données scientifiques de pourquoi c'est la meilleure manière de gérer cette pandémie).

Moi je crois que certaines âmes poussent à faire vacciner leur corps physique, d'autres non, et ça ne veut pas dire que ceux non vaccinés vivront + longtemps, ou que les vaccinés se "font avoir" d'une façon ou d'une autre, je ne pourrais jamais inventer une corrélation qui pourraient permettre de faire un calcul pour arriver à donner la piste de comment procéder pour faire une étude scientifiquement valable. Si ta petite voix ("tu" général) te dit de te faire vacciner, ou n'importe quel autre choix, vas-y, go. (Après le truc c'est de savoir écouter sa petite voix, personnellement je pense que ça passe par tout le truc de déconstruction/psychanalyse etc etc, mais ça c'est parce que moi je mentalise énormément, chaque personne n'a pas forcément besoin de passer par "mon" chemin pour arriver à entendre sa petite voix : pour des gens c'est naturel, ça peut être quand on prend une décision d'un coup et qu'on sait que c'est la bonne, toutes ces fois où n'importe qui écoute son intuition (se faire une tasse de thé quand on en a envie, ça peut être aussi simple que ça, pendant une balade prendre à gauche plutôt qu'à droite sans se poser la question), bref moi j'ai réussi à écouter ma petite en lisant énormément de choses, en explorant des sujets vastes et en me laissant aller à mon imagination. Mais ça m'appartient, chacun son truc :happy:

Bref.
(Je passe sur le reste de ce que tu dis car je pense qu'avec ce que j'ai développé, tu comprendras mon point de vue ou tu pourras l'imaginer :fleur:)
A l'heure actuelle on en est super loin donc on fait quoi ? XD
Bah perso, j'essaie d'y réfléchir :cretin: je sais pas, je sais que j'intellectualise beaucoup (mes potes avec qui je vis n'en peuvent plus :yawn:), j'ai plein de théories, plein d'idées, ça foisonne et j'ai besoin de mettre mes idées au clair, là par exemple je prends des heures et des heures pour lire et répondre à vos questions, et ça m'aide énormément à clarifier ma pensée.
En fait ça foisonne tout le temps dans ma tête et je n'arrivais pas à écrire, j'avais un blocage, et à travers ce forum, je ressens que j'ai envie de venir car en répondant à vos "contradictions" à "mes théories", là j'arrive à écrire et à exprimer (relativement) clairement ce qui foisonne dans ma tête.
Voilà ce que moi je fais :cretin: Et c'est juste : suivre ma petite voix, l'étincelle de joie, ce qui me donne envie.
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En école d'infirmière, on insiste lourdement sur la prise en charge holistique du patient.
Je suis contente de lire ça, j'ai aucun doute sur le fait que plein de gens savent tout ça et font ce qu'ils peuvent avec les moyens du bord. Rien n'est tout noir ou tout blanc, heureusement ! Peut-être que si la conception des choses que je propose était connue de + de gens, ça influerait sur les politiques et les choix budgétaires, sur "la société" en général ( :unicorn: )
(Et pour que cette conception des choses soit connue de davantage de gens, j'en parle, et je me heurte à mille résistances dont j'ai l'impression de "comprendre vaguement intuitivement la cause" (tout le blabla psychologique&co) et qui me mettent aussi face à mes propres contradictions, etc etc, bref :lunette:)

Ou ce manque vient-il juste d'une perversion de la médecine moderne par notre logique productiviste pas du tout adaptée au domaine de la santé ?
Je penche globalement pour cette raison.
(Sur un certain plan :lunette:)

(Non je n'ai pas écouté le podcast sur les HPI, mais ok je note je l'écouterai à l'occase!!)

Voilà j'ai passé un temps infini à écrire ce message, merci pour mon aprem :yawn:
:yawn: Merci !!
Merci à vous de "jouer le jeu" que je propose sur ce topic, vraiment je me régale de lire vos posts et votre vision des choses :bouquet:
Du coup je vais poster ça et commencer un autre post pour continuer à répondre, je crois que je vais pas me refréner, après tout s'il y a des personnes qui n'ont pas envie de se taper toute cette lecture, elles n'ont pas d'obligation à le faire (oui non parce que je culpabilise un peu de vous balancer de tels pavés :shifty: je prends de la place, trop de place, comme toujours, depuis que j'suis p'tite :shifty:).
 
28 Avril 2015
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@Fille du Feu

Le covid a surtout tué des personnes âgées donc je ne suis pas sûre qu'on puisse dire que ce serait différent dans un monde plus sain, en tout cas en terme de mortalité.
Donc laisser opérer "la sélection naturelle" revient juste à tuer plus de personnes âgées et à diminuer l'espérance de vie donc je suis désolée mais je vois pas vraiment dans quel genre de meilleure monde ce serait souhaitable.

On peut s'interroger sur la qualité de nos aliments, le fait qu'on se bouge pas assez (physiquement parlant), etc mais pas besoin de laisser un virus tuer toutes les personnes fragiles pour ça :hesite:
 
2 Juin 2021
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Toutes ces idées sur le karma, les énergies, le monde invisible, les chakras etc. empruntées au Bouddhisme et à l'Hindouisme ont d'abord transité par des courants spirituels comme la théosophie et l'anthroposophie avant de nous parvenir. Ce sont des concepts qui ont été réinterprétés pour répondre aux questions existentielles des Occidentaux, donc déjà, la question du respect de leur sens initial se pose.
Aloooors :frotte: :cretin: :ordi:
(Oui j'ai aussi une théorie là-dessus)
Oui, oui, je suis mille fois d'accord. Toutes ces idées transitent de partout, depuis tout le temps, de mille façons différentes. Toutes ces voies/voix qui vaguement semblent se rejoindre sur un truc, ou certains trucs, parfois pas tous les trucs, ça dépend, c'est varié, mais quand même on voit que ça se rejoint entre tel ou tel courant philosophique, entre telle religion ou spiritualité, et moi je l'interprète comme "la façon dont chacun, un jour, manifeste sa petite voix", et certaines personnes vont se poser de temps en temps, réfléchir à des questions existentielles, prendre leur temps d'écouter cette fameuse petite voix, et dire ou écrire (les écrits restent donc on peut penser qu'ils sont + "vrais", l'oral reste aussi mais d'une façon différente, et dans les deux cas ce qui en reste dans le temps est "déformé", "influencé" par mille petites choses de la culture, de la société durant laquelle ces "petites voix" ont exprimé leur façon de voir les choses.
Et ça se rejoint comme un puzzle : des pièces qui parfois semblent très différentes les unes des autres, avec des gros blancs au milieu, des trucs parcellaires, certains qui se rejoignent vaguement et semblent créer un lien, et petit à petit, exactement comme un puzzle, on trouve le lien entre toutes les pièces et on voit une grande image se former.

Et quand on cherche ces pièces de puzzle, c'est pas comme si "la petite voix" d'un mec ou une nana offrait une pièce pleine et complète parce que sa pensée développe un truc qui est exactement la pièce du puzzle de "la grande image" (j'espère que je ne perds personne dans mes métaphores). Non bien sûr ce serait trop simple. :lunette:
Si on prend une personne qui fortement influencé une pensée particulière (n'importe quel grand philosophe antique, n'importe quel "prophète", n'importe quelle grande figure historique de n'importe quelle époque), cette personne, mettons, a réussi d'une façon ou d'une autre à faire parler sa petite voix de façon à ce qu'elle soit "marquante" dans l'histoire de l'humanité. Elle fait parler "sa petite voix" à elle. En la verbalisant, en l'écrivant, déjà elle va être limitée dans l'usage et le sens de mot, ce qui fait que de sa pensée je dirais "en flux direct avec la petite voix" (et ce si on part du postulat "idéal" que ce grand influenceur de la pensée avait réussi à accéder à une écoute très "pure" de sa pensée, ce qui est déjà un gros postulat :lunette:) il va transmettre une verbalisation qui va être un peu différente de qu'il veut exprimer au fond (le fameux truc de "entre ce que je pense, ce que je veux dire, ce que je dis, ce que tu entends, ce que tu comprends", etc qui est je pense valable pour tout le monde), et de "légères modifications en légères modifications", le "message" se retrouve influencé par mille facteurs (et par exemple notamment je vous le donne en mille : la pensée patriarcale et capitaliste :lunette:). Et en + ! Comme tout ça est hautement mouvant et divers et varié, chaque message s'enrichit de la vision personnelle de la petite voix de chaque personne qui aura, à un moment donné, réussi à transmettre un truc qui aura influencé, ce qui fait que je ne comprends pas qu'on puisse parler de "sens initial", et j'ai aussi des résistances sur une certaine conception de l'appropriation culturelle par exemple (je suis ok que c'est abusé de commercialisé un truc qui n'est pas de notre culture hein). Si des idées de cultures opposées à la mienne résonnent en moi, je trouve dommage de ne pas se laisser la possibilité de les explorer sous prétexte que "non, c'est pas ma culture". Si on regarde avec l'idée des réincarnations par exemple, on peut s'être incarné dans plein de cultures différentes, on l'a oublié, mais parfois, dans une vie, on se rend compte qu'un aspect d'une culture différente vient "résonner" en nous, genre "tiens c'est bizarre, j'y connais rien en spiritualité Hindoue pourtant quand je vois cette statuette, ben, elle me plaît, je sais pas je l'aime bien quoi :dunno:".
Donc moi je n'ai aucun souci à "piocher" littéralement dans toutes les pensées du monde pour affiner la mienne, celle qui me parle celle qui me donne à moi une image cohérente du monde.
(D'ailleurs petite précision sur la métaphore de "la grande image" : en vrai, y'a pas "une" grande image, on a chacun la nôtre, personnellement ce qui m'intéresse c'est de trouver du sens aux choses et aussi de voir du beau, alors ma grande image, je pense que je la crée en retirant tout ce que je trouve "beau" ou "positif", je ne sais pas, pour qu'au final ma grande image de ma compréhension du monde soit jolie et pleine d'amour. ( :unicorn: )

Ce qui fait qu'à la fin, là aujourd'hui comment je perçois les choses : j'ai l'impression que beaucoup de gens disent beaucoup de choses (moi la première :lunette:), et que beaucoup de spiritualités/philosophies/religions développement beaucoup d'idées, de pensées, etc, et que dans tout ça, il y a une cohérence globale qui émane si on arrive à voir toute la part de culture et de subjectivité intérieure qui influencent et si on voit ce qui résonne avec soi et avec sa propre petite voix.
Par exemple : l'anthroposophie. Je me suis renseignée un peu sur ce sujet récemment. Clairement Steiner a fait un truc que moi je perçois comme une dérive sectaire (d'ailleurs, quand j'ai songé aux écoles alternatives pour ma fille, Steiner ne m'a absolument pas attirée et à l'époque j'avais fait l'impasse sur ma documentation sur le sujet). Mais néanmoins certaines idées de sa pensée résonnent en moi, ça ne veut pas dire que je veux faire la promotion de l'anthroposophie, ni que je suis en accord avec toutes les idées de cette "conceptualisation du monde" (loin de là). Juste, je trouve qu'il a pensé à des trucs qui me permettent de faire des ponts avec d'autres trucs :hesite: et que ptêtre que y'a un truc à creuser :hesite: après de nombreux principes ne me "parlent" pas du tout, et, pour le coup "l'ambiance" me répulse plus qu'elle ne m'attire :lunette:

personne ne te dira que c'est ce mec qui en a été le précurseur ni quelle a été l'histoire de cette théorie. On va plutôt faire référence à Einstein, ou on va prétendre que c'est une entité abstraite qui en a communiqué les secrets. Comme si c'était soit un truc scientifiquement prouvé par la physique quantique, soit une loi intemporelle, qui avait toujours régi l'univers jusqu'à ce que quelqu'un en ait la révélation.
Oui, je comprends, et je ne nie aucunement les dérives.
Je cherche pas à excuser ou justifier ou quoi, je pense que ces dérives, y'a un côté "pour que ma petite voix soit écoutée, il faut que je lui donne du poids. Qu'est-ce qui a du poids dans cette société ? La science, les preuves, les études, bon, je vais dire ça et puis, si c'est un peu de mauvaise foi, c'est pas grave, parce que je sais que dans le fond je tiens quelque chose là et que j'ai besoin de le partager et les gens vont comprendre" et pourquoi ? (selon moi) : parce que ces idées, elles se basent essentiellement sur des choses invisibles, sur lesquelles non seulement on ne peut avoir aucune preuve concrète, mais qui en plus sont des choses hyper subjectives (par essence, et c'est aussi ce qui pour moi en fait une pensée fondamentalement inclusive), donc vraiment, pour faire entendre ce truc-là dans une société hyper matérialiste (dans le sens où seul le visible compte) (enfin pas seul hein, bien sûr mais je schématise), qui a besoin de tout faire passer par le filtre de la Science qui elle se base sur des choses objectives, concrètes, mesurables et avec un effet qui peut être visiblement répété :ko: Comment s'en sortir ?
Je pose la question :lunette:
Et j'ai envie de proposer une réponse : les religions. Ce truc où on sait que quand on met le pied dedans, on "admet" au fond de soi qu'on se confronte à quelque chose d' "invisible" (un dieu quelconque). Ou alors c'est parce qu'on place le concept de "religion" sur tout discours qui porte sur cet "invisible" ? :cyclope: Et que comme on est dans une société qui est plutôt dans le "rejet" de la religion, ces pensées sont tuées dans l'oeuf parce que "ah non non, moi je ne crois en rien, moi je me fie à la science, donc ce que tu dis ne me concerne pas, ne peut pas me concerne, je ne veux pas que ça me concerne". (Je précise que ce genre de dialogue intérieur est, je pense, bien souvent en grande partie inconscient, on se rend pas compte qu'on pense tout ça et pourquoi on pense tout plein de trucs).
Ou alors des "courants" "new age", ce truc où on sait pas trop comment le classifier, y'a à la fois des trucs de spiritualité avec au choix plein de dieux et déesses ou alors une grande déesse on-sait-pas-trop, ou alors une divinité intérieure ou on sait pas trop quoi... (moi je vois juste des "petites voix" qui essaient d'exprimer leur vision du truc en essayant de s'extraire de la pensée générale actuelle du système patriarcal-capitaliste-judéo-chrétien, donc avec pas mal de choses en opposition avec : par exemple pas "1 dieu masculin" mais "1 grande déesse", pas "1 seul dieu" mais "plusieurs dieux", pas "une seule image de dieu ou aucune", mais "une multiplicité d'images avec des divinités qui peuvent se manifester tant dans la nature, les arbres, qu'une statuette de déesse ou qu'un grigri porte bonheur ou que sais-je...", bref...)
Et à la fois dans ces courants new age tout l'aspect médecine alternative avec tout ce qui touche à toutes ces médecines qui "ne touchent pas au corps" mais "à ce qui est invisible" (que ce soit l'hypnose, les magnétiseur.ses, les énergéticien.nes, psychologues de la réincarnation (là j'invente :cretin:) ce que vous voulez).

Bref, ce que je vois c'est que ce monde de l'invisible il essaie d'éclore de partout depuis toujours, de façon parfois maladroite, parfois carrément contre productives, parfois hyper mystiques, parfois d'une façon plus acceptable pour un esprit très cartésien, mais qu'il transpire de partout et que la rationalité de notre système actuel peut tenter d'empêcher ça, parce que ça fait trop peur ou je ne sais pas, mais peu importe, c'est là et ça existe. ( :unicorn: )

Donc oui, tout ça s'inscrit dans un truc plus grand, je suis bien d'accord avec toi ! :boire:
 
  • Big up !
Réactions : Myrtille Desbois

Rocksteady

Ne pas citer, merci
1 Janvier 2015
7 678
99 778
4 134
Le covid a surtout tué des personnes âgées donc je ne suis pas sûre qu'on puisse dire que ce serait différent dans un monde plus sain, en tout cas en terme de mortalité.
Donc laisser opérer "la sélection naturelle" revient juste à tuer plus de personnes âgées et à diminuer l'espérance de vie donc je suis désolée mais je vois pas vraiment dans quel genre de meilleure monde ce serait souhaitable.
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RainyMood

Ne pas citer mes messages, thx :)
1 Mai 2014
10 291
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5 314
A partir du moment où tu commence à te dire qu'il faut choisir des personnes, les dérives vont vite venir et les premiers à trinquer ce ne sera absolument pas les cishet blancs, valides, riches et jeunes. :sweatdrop:

(Oui je commente quand je peux, je suis nulle en débat XD)
 
28 Juin 2011
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9 383
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@Fille du Feu
Je suis désolée mais l'on peut être convaincu que si on est malade c'est parce que sa propre âme a fini son voyage sur terre et ça me pose aucun problème mais pourquoi vouloir appliquer ça aux autres? Tes convictions et tes croyances, ok, mais pourquoi vouloir généraliser ça aux autres. Si la plupart des gens préfèrent recourir à la médecine quand ils sont frappé par une maladie - et ce n'est pas propre à notre société actuelle, quel est le problème? Et tu penses que dans les pays qui sont gangrenés par la pauvreté, la malaria et le sida, et avec du coup une espérence de vie plus courte, que c'est ce que méritent les habitants de ces pays, qu'ils ont plus de chancer d'attraper ces maladies parce que leur âme doivent continuer leur voyage dans l'univers? Ou c'est parce que ces pays ont subi les ravages de la colonisation et subissent encore aujourd'hui une corruption élevée et les multinationales continuent à se remplir les poches?

Ce genre de discours, même si tu ne t'en rends pas compte, justifie l'attaque néolibérale sur notre société. Couper au maximum les services sociaux, les services de santé pour que l'Etat ne serve juste à prendre soin des intérêts capitalistes. Si les gens acceptent de tomber malade comme un sort du destin, un choix du cosmos, ils ne vont pas se plaindre qu'on leur retire le droit à la santé. Et c'est déjà le cas dans les pays où l'accès aux soins de santé est difficile. Pourquoi l'espérance de vie est en train de descendre aux USA? Parce qu'ils ont accepté d'avoir fait leur temps sur terre ou parce que les inégalités ont augmenté de manière inexorable depuis les années 80 et qu'un traitement contre le cancer peut ruiner complètement une personne qui peut tout perdre?

Tu vas me dire que non c'est pas ce que tu veux, parce que chaque petite communauté dans ton monde idéal choisira ses propres règles. Mais comment est-ce qu'on s'assure que tout le monde peut avoir accès à une communauté où elle sera traitée avec bienveillance et selon ses besoins, comment est-ce qu'on peut s'assurer qu'il n'y aura pas des abus et de la domination, que chacun sera libre d'en partir à n'importe quel moment? Peut-être qu'il faudrait une organisation qui devrait vérifier ces choses-là? C'est ce qu'on appelle aujourd'hui un gouvernement dans un état de droit qui s'assure que les droits de ses citoyens soient respectés. Pas parfaitement et probablement aujourd'hui nos démocraties traversent une crise. Mais je continue à croire qu'on peut mobiliser les individus et à chercher à vivre dans une société meilleure. Pas parfaite, parce que c'est utopique. Et c'est cool que tu aies trouvé ta petite communauté, mais elle dépend de la stabilité de l'ensemble de la société. Je ne remet pas en cause ton mode de vie, j'aime bien savoir comment on peut vivre autrement, et il y a un tas de mode de vie dits alternatifs et je l'encourage vivement. Mais à un niveau plus global, plus structurel, on dépend d'une certaine coordination pour pouvoir vivre dans la dignité et selon ses aspirations et on peut battre pour améliorer ces structures.
 

Blurp.

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13 Mai 2012
396
3 113
4 824
@Jessie.
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A partir de là, vous comprendrez peut-être mieux mon point de vue "philosophique", "spirituel", ou de "très grand arrière plan", quand j'en viens à dire : j'ai l'impression que quand on empêche une âme de continuer son voyage, donc quand on "empêche" une maladie d'emporter un corps physique, par exemple à travers la vaccination contre les maladies infantiles (s'il vous plaît essayons de rester sur le plan de l'Idée et de ne pas penser tout de suite aux réels êtres humains que nous connaissons et que nous sommes sur le plan juste terrestre :pray:) ou à travers toute médecine qui "pallie de trop" au déroulement prévu par/pour l'âme (sachant que le "de trop", la "limite", devrait appartenir uniquement à chacun), à travers l'acharnement thérapeutique tout simplement, et à quel moment on parle d'acharnement thérapeutique (on pourrait parler de euh, je sais pas.. :hesite: "empêchement de voyage d'âme" ou je sais pas).
Je réponds juste à cette partie là parce que c'est celle qui me parle le plus.

Aparté pour poser mon socle personnel : penser qu'on est une âme incarnée et que son chemin de vie est un chemin d'apprentissage est une hypothèse que j'aime bien appliquer pour ma vie, mais ce n'est pas une croyance pour moi (pour moi on ne peut pas savoir ce qu'il en est réellement, tout est possible, team agnostique). Je ne viens pas en cartésien.ne sur ce coup là.

Ceci étant dit, il y a trois axes qui me gène à ton raisonnement :
- refuser les technologies et les découvertes actuelles c'est nier que ton âme s'incarne en un temps donné et que si elle le fait à cette époque là c'est qu'elle a besoin de ces prérequis pour avancer
- est-ce que refuser quelque chose qui nous est accessible par principe, parce qu'il est "non-naturel", n'est-ce pas refuser d'être acteur de sa vie et de ne plus considérer toutes les hypothèses possibles d'apprentissage ? Se restreindre alors que tout explorer serait plus logique. Pour moi c'est la porte ouverte à l'égo que de faire ça : on fige la situation par ses croyances au lieu de toujours considérer la situation dans l'instant présent et d'être toujours prêt à évoluer, changer son point de vue, accepter sa sensation présente et donc apprendre. Donc totalement à l'opposé de la notion de s'incarner pour apprendre et faire évoluer son âme.
- il y a aussi la notion que tout est juste qui est très présente dans cette philosophie de vie : si ton âme doit passer par x points fixes pour faire son chemin d'incarnation, peu importe le chemin que tu emprunteras, tu te retrouvera toujours confronté à ces points jusqu'à ce que tu apprennes ce que tu dois. Donc dire "je vais faire une erreur en me soignant" n'est pas possible dans le cadre de ce paradigme. Tu vas choisir le chemin du soin, mais ce ne peut pas être une erreur.
 
2 Juin 2021
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Je suis désolée mais l'on peut être convaincu que si on est malade c'est parce que sa propre âme a fini son voyage sur terre
Je dis "si on est malade, c'est que ça peut être, selon le cas : la manifestation que sur le plan matériel quelque chose ne va pas (alimentation, exercice physique) ; la manifestation d'une blessure inconsciente (sur laquelle on peut travailler, en la mettant à jour, en la rendant consciente) ; la manifestation d'une fin éventuelle du passage de l'âme" (je le verbalise ainsi, mais cette idée pourrait être "traduite" de mille façons différentes, y compris scientifiquement)(bien que je pense qu'il y a aussi des choses qui ne pourront jamais être verbalisées scientifiquement, donc prouvées, de par leur nature ou essence même, raison pour laquelle je ne cherche pas à "prouver" bon nombre de choses)
mais pourquoi vouloir appliquer ça aux autres? Tes convictions et tes croyances, ok, mais pourquoi vouloir généraliser ça aux autres.
Là-dessus je vais peut-être paraître mégalo, mais tant pis.
Ce que j'essaie de développer (dans le sens : explorer tous les aspects) sur ce topic et dans ma vie en général en ce moment, c'est une conception globale des choses, qui prend tout en compte, et donc, de fait, qui s'applique de façon universelle.

Ce qui est par exemple une ambition de la théorie de la relativité. Personne ne va aller dire à Einstein "Pourquoi veux-tu généraliser ta théorie de la relativité aux autres voire à l'ensemble de ce qui existe ?". Juste à un moment il a eu envie de le faire, et il a essayé de le faire à sa façon, il a convaincu les gens (et je pense qu'il en a chié, il a probablement fait face à des résistances, il a fait des erreurs, il a suivi des fausses pistes... bref!), et sa pensée s'est installée parce que finalement au bout du compte, elle a fait sens pour plein de gens.

(Alors oui, Einstein a prouvé scientifiquement sa théorie, ce qui ne s'applique pas ici dans mon discours -
mais vu que j'essaie de développer une théorie qui inclut "l'invisible", je ne vais pas chercher, comme Einstein, à jouer sur le terrain de la preuve scientifique puisque je sais que ça ne peut pas s'y appliquer !)
Et on sait qu'il existe, cet "invisible" ! Ne serait-ce que par la conception de l'inconscient par Freud et tous ceux qui l'ont précédé, entouré et suivi au fil des époques : l'inconscient existe, il est invisible, certaines choses sont prouvables scientifiquement car elles se manifestent dans le corps physique qui EST mesurable, d'autres non (d'autres NON ! j'insiste !), il y a une énorme part de subjectivité dans tout ça (dans tout ce que je lis sur la psychologie, cette part de subjectivité est toujours inclue dans le processus, quand bien même bah, c'est subjectif !) mais c'est réel, c'est un champ de recherches à part entière que l'on commence à peine à explorer à l'échelle de l'humanité.

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DONC.
J'essaie de comprendre le monde dans sa globalité. (Je ne souhaite rien imposer à personne. J'exprime une façon de voir le monde, la mienne en effet, qui "forcément" dans le discours "implique tout le monde" puisque c'est le but de la démarche.)
Je ne suis pas la première à m'attaquer à ce genre de questions, loin de là.
J'ai pas la prétention de penser que j'ai trouvé la vérité, puisque je ne propose pas une vérité, mais des chemins de réflexion.

Et grâce à tous ceux dans le passé, tous ceux dans le présent, et tous ceux dans le futur, qui s'attaquent à "une partie" de la compréhension globale des choses (c'est-à-dire les experts, les spécialistes chacun dans leur(s) domaine(s), tous les grands esprits qui ont fait notre histoire, la science, etc.), ET grâce aussi à tous ceux qui ont apporté une philosophie du monde, une pensée, une spiritualité, qui ont dit des choses qui ont marqué les esprits (puisqu'on en parle encore aujourd'hui, puisque la spiritualité FAIT partie du monde, qu'on soit contre ou pas :dunno: tout comme la science FAIT partie du monde, qu'on soit contre ou pas en fait ! :rire:) bien que ce soit des choses qui n'entrent pas dans le champ de ce qui est prouvable, eh bien j'ai l'impression vraiment de comprendre une infinité de choses en fait ! Pas tout, BIEN EVIDEMMENT !

Mais suffisament pour m'ôter TOUT jugement de QUI fait QUOI, vous les premières !! Raison pour laquelle vraiment je ne cherche à rien imposer à personne, c'est pas mon but.
J'ai effectivement l'impression de comprendre des choses que l'on pourrait qualifier d'universelles. Je comprends que ça puisse faire tiquer car "d'où elle sort, elle, à vouloir nous dire qu'elle a tout compris sur tout avec ses grands discours". Perso, je me laisse l'opportunité d'avoir des idées potentiellement "géniales" (aka "qui resteront dans l'histoire") tout comme je suis consciente que mes réflexions pourront ne jamais dépasser les limites de ce forum. Je m'en fous en fait, je suis dans une démarche de recherches, peu importe où ça va, peu importe où ça me mène. Donc je me "permets" de dire, oui, des choses que "je pense" potentiellement universelles. Et je vois que je me heurte à des contradictions, qui, quand je les lis, me donnent envie de repréciser ma pensée parce que "oui non attends j'ai pas du tout voulu dire ça, j'ai dû mal m'exprimer" parce que bah, j'ai dans ma tête potentiellement tout un développement de réflexion pour intégrer "ta" remarque à "mon modèle", et ainsi finalement montrer que mon modèle se révèle universel.

Et c'est normal en fait. C'est comme si, en discutant avec vous, je "jouais" avec mon modèle : je le vois, il s'applique partout, dans tous les cas, tout simplement parce que lorsqu'il y a des choses que je ne comprends pas rationnellement, eh bien mon modèle permet à laisser mon imagination piocher dans "l'invisible" pour trouver un lien de compréhension !
Et c'est pas que "j'ai décidé de me laisser mener par mon imagination", ce n'est pas ça NON PLUS :cretin: les deux pôles coexistent en permanence :cyclope:

:shifty:
Je voulais juste répondre à "pourquoi veux-tu imposer ta vision", c'est parti en live, mais je pense que c'est vraiment une question importante car pour moi, elle montre qu'on discute pas sur le même plan. Je suis vraiment dans la réflexion quoi :lunette: Je m'interroge. Je ne suis pas sûre de moi du tout en fait. Mais tout ça me parle tellement fort, me fait vibrer, j'ai "besoin" d'en parler, et quand je vois les réactions que j'enclenche juste en m'exprimant (pas forcément sur ce topic mais sur d'autres), je vois que je me fais mal comprendre, et du coup je cherche à encore mieux expliciter mon point... :shifty: c'est pas une volonté d'imposer mon point de vue, c'est vraiment une volonté de le partager.

Et tu penses que dans les pays qui sont gangrenés par la pauvreté, la malaria et le sida, et avec du coup une espérence de vie plus courte, que c'est ce que méritent les habitants de ces pays, qu'ils ont plus de chancer d'attraper ces maladies parce que leur âme doivent continuer leur voyage dans l'univers? Ou c'est parce que ces pays ont subi les ravages de la colonisation et subissent encore aujourd'hui une corruption élevée et les multinationales continuent à se remplir les poches?

Je pense que personne ne "mérite" quoi que ce soit.
Je pense que "dans le fond du truc", chaque âme "choisit" (a-t-elle réellement le choix ? j'en sais rien :dunno:) son chemin pour se frotter aux expériences qu'elle a besoin/envie/doit/peut (?) faire. Il n'y a pas de jugement à porter sur ledit chemin, en tout cas pas un jugement humain "bassement terrestre" qui ne prend en compte que les plans "matériels".
Cela n'empêche pas sur le plan concret et matériel, en tant qu'être humain social qui prend soin de lui-même et des autres, de prendre soin de nos propres actions pour qu'elle n'ait pas un impact délétère sur les autres, par exemple en cessant de nourrir le système capitaliste mondialisé qui crée ce que tu décris de la pauvreté.

Ce genre de discours, même si tu ne t'en rends pas compte, justifie l'attaque néolibérale sur notre société. Couper au maximum les services sociaux, les services de santé pour que l'Etat ne serve juste à prendre soin des intérêts capitalistes. Si les gens acceptent de tomber malade comme un sort du destin, un choix du cosmos, ils ne vont pas se plaindre qu'on leur retire le droit à la santé.
Encore une fois, l'un n'empêche pas l'autre ;) La politique néolibérale capitaliste, ça n'a rien à voir avec ce que j'essaie de dire ici. Evidemment que si mes propos sont utilisés en faveur du capitalisme, eh bien mes propos en deviendront capitalistes :dunno: On n'y peut rien !
En fait "ce genre de discours" ça peut être n'importe quel discours, et n'importe quel discours peut être détourné pour servir n'importe quelle idéologie...
Je ne dis pas qu'on doit fermer les hôpitaux et méditer :rire:
On est tellement habitué.es aux extrêmes et aux extrémistes que je me demande comment un jour on pourra atteindre un "centre", un équilibre. :cyclope:

comment est-ce qu'on s'assure que tout le monde peut avoir accès à une communauté où elle sera traitée avec bienveillance et selon ses besoins, comment est-ce qu'on peut s'assurer qu'il n'y aura pas des abus et de la domination, que chacun sera libre d'en partir à n'importe quel moment?
Dans mon monde idéal :unicorn: Les gens seraient aptes à se prendre en main sur tous les plans, ils feraient ce que leur souffle leur petite voix qui serait pleinement dépouillée de tout "brouillage", tout irait bien :unicorn:

On ne pourra jamais s'assurer de rien :) je pense qu'on ne peut jamais être sûr de rien, peu importe ce qu'on fait. Là dans notre société, il y a bien une "assurance" qu'on va être "traité avec bienveillance etc.", nous avons des lois qui sont supposées nous assurer ça. Sauf que ça n'est pas le cas. Dans notre monde actuel, il y a des abus, des dominations, il y a tout ça, et surtout, ça ne va pas en s'arrangeant (outre le problème social, la crise climatique n'épargnera personne, qu'on soit citoyen d'un pays ou pas). C'est la raison pour laquelle là moi ici je propose une autre façon de voir les choses, mais qui a besoin d'être développée dans tous les sens pour que tout prenne sens.

C'est ce qu'on appelle aujourd'hui un gouvernement dans un état de droit qui s'assure que les droits de ses citoyens soient respectés.
Fondamentalement en tant qu'êtres humains, on va forcément vers la création de communautés de plus en plus grosses qui demandent à être de mieux en mieux organisées. L'organisation sociale, le fait de s'organiser, ça n'appartient pas "au système capitaliste", c'est "ce qui se passe quand plusieurs personnes se côtoie". Sauf que là ce que je remets en cause c'est la base patriarcale et capitaliste de la façon dont nous nous sommes organisés socialement depuis des siècles et surtout depuis les 2 derniers siècles avec la révolution du pétrole. Pourquoi je la remets en cause ? Parce que c'est montré, prouvé, étudié, analysé, que le capitalisme emmène le monde droit dans le mur.
Et donc dans l'urgence d'inventer un nouveau mode de fonctionnement, une nouvelle organisation sociale qui, peut-être, ne nous mènera pas dans le mur, je propose une autre façon de "faire Etat", de "faire société", puisque l'actuel me semble dead de chez dead.
Et cette conceptualisation du monde, je ne la vois pas en opposition permanente au système actuel, c'est un équilibre à trouver.

Mais je continue à croire qu'on peut mobiliser les individus et à chercher à vivre dans une société meilleure. Pas parfaite, parce que c'est utopique.
Moi aussi !! :d D'où l'ouverture de ce topic ! J'essaie d'agir en fait, en proposant mes réflexions sur "les racines" des problèmes. Et c'est petit à petit que je me rends compte de tout ce qui fait sens avec tout ! Et donc en "mobilisant des individus" pour "chercher avec moi" comment "inventer un nouveau monde".
L'utopie, c'est ce qui guide mes pas, mes choix. Je ne l'atteindrais jamais, mais de la voir pour horizon, sa beauté, me permet d'avancer chaque pas avec joie en me dirigeant vers un horizon magnifique. Comme l'horizon, on n'atteindra jamais l'utopie. C'est pas grave, l'important c'est le voyage :happy:
Mais à un niveau plus global, plus structurel, on dépend d'une certaine coordination pour pouvoir vivre dans la dignité et selon ses aspirations et on peut battre pour améliorer ces structures.
J'suis bien d'accord avec toi, et force est de constater que ça n'est pas le cas. On parlait tout à l'heure des populations des pays pauvres : je suis vraiment pas sûre que leur niveau de vie soit meilleur aujourd'hui que par exemple il y a 500 ans avant que ne commencent toutes les colonisations. Je dis ça pour dire que notre système actuel n'améliorent pas le sort de TOUTE la planète, c'est une évidence. A partir de là, vu que justement j'aimerais que TOUTE la planète vivent dans des conditions sereines, je remets en question notre système actuel qui ne répond pas à cette exigence, je me demande comment imaginer autre chose, je me rends compte que au vu de toutes les individualités de chacun, si on impose un système quelqu'il soit, il fera forcément des gagnants et des perdants, donc que finalement la seule façon pour proposer un truc vraiment égalitaire c'est de laisser à chaque individualité la liberté sur ses propres actions.
Sauf que clairement, si aujourd'hui tout d'un coup le Président dit à la télé "ok, on va faire tout comme dit Fille du Feu, désormais plus aucune loi, chacun et chacune fait exactement ce qu'il pense qu'il doit faire en suivant sa petite voix personnelle", c'est une évidence que les gens vont se massacrer car on est tellement bouffés de rancoeurs et de ressentiments depuis des années et des siècles et des millénaires que ça explosera !! Les gens vont s'entretuer, on pensera que si on a envie de quelqu'un on peut le violer, après tout "c'est ma petite voix qui me l'a soufflé :troll:"
C'est pas ce que je veux.
Donc je continue à chercher : alors, peut-être que si déjà on soignait les rancoeurs et les ressentiments des gens, leurs traumatismes qui les poussent par exemple à vouloir dominer quelqu'un d'autre, alors ils réussiraient à entendre leur petite voix intérieure du fond du fond, celle qui leur souffle depuis toujours les actions qui donnent de la joie "pure", c'est-à-dire non pervertie (un enfant par exemple est hyper dans sa petite voix, il voudrait faire tout ce qu'il veut au gré de ses envies, guidé par l'envie de découvrir et animé par la joie. Puis reffréné petit à petit pour coller aux attentes de la société.).
Donc pour comprendre comment soigner les rancoeurs des gens, j'ai lu de la psychologie, j'ai appris la communication empathique, j'ai soigné nombre de mes blessures (mais j'ai de la chance, clairement les miennes sont "légères" et "moins intenses" que celles d'autres, donc j'ai pu les guérir relativement rapidement ou facilement, enfin jusque-là en tout cas qui sait ce que me réserve l'avenir, ce qui me permet aujourd'hui d'avoir la disponibilité émotionnelle de réfléchir à tout ça et d'en arriver à ces réflexions).


- refuser les technologies et les découvertes actuelles c'est nier que ton âme s'incarne en un temps donné et que si elle le fait à cette époque là c'est qu'elle a besoin de ces prérequis pour avancer
Merci pour ta réponse !

Comme dit plus haut, je ne suis pas dans le "refus" d'une chose dans son entier, je suis pour l'équilibre de chaque. En effet, si je peux blablater sur tout ça, c'est bien parce que j'ai un ordinateur, une connaissance internet, j'ai grandi dans un appartement construit grâce au progrès technologique, etc etc etc. Sans tout cela, bah, ... on n'en serait pas là :cretin:
Une notion que je trouve importante : "faire de la place à autre chose" est différent de "supprimer quelque chose et le remplacer par autre chose". Quand les féministes veulent + d'espace pour les femmes, on ne parle pas de supprimer les hommes et mettre des femmes à la place. Mais c'est ce que beaucoup croient. Alors que non, on veut juste la parité, l'équilibre :cretin: Mais oui ça implique de virer des hommes incompétents du gouvernement, et mettre des femmes compétentes à la place : d'une pierre trois coups, on vire de l'inutile, on apporte de l'utile ainsi que de la diversité !

Par contre : refuser autant que faire se peut de continuer à contribuer à un système que je pense délétère peut passer par un certain refus de certains aspects de la modernisation (se passer d'un smartphone par exemple est un acte super fort, personnel, qui fait chier personne, mais qui évite de contribuer à énormément de choses tout en apportant un réel gain en terme d'autonomie réelle car aujourd'hui, clairement les écrans deviennent petit à petit une prison, que ce soit par leurs impacts sur les "bulles d'informations" qui nous cloisonnent dans nos croyances, que ce soit par l'apparence et tout ce qui s'y rapport, etc etc. Le smartphone et tout ce qui en découle nous "libère" par certains aspects et nous "emprisonnent" par d'autres : rien n'est noir ou blanc)(je précise que j'ai un smartphone qui est mon doudou, que personne ne se sente visé.e personnellement).

est-ce que refuser quelque chose qui nous est accessible par principe, parce qu'il est "non-naturel", n'est-ce pas refuser d'être acteur de sa vie et de ne plus considérer toutes les hypothèses possibles d'apprentissage ?
C'est là où pour moi intervient la petite voix : à chaque choix, on devrait pouvoir être en capacité de le faire en toute sincérité avec soi-même, et donc à chaque choix, on devrait se reposer la question du consentement à cette idée, à cette croyance : comment résonne en moi cette croyance, ou cette chose, cet objet, cet aliment, que l'on cherche à me donner ou à m'imposer. Je ne dis pas que "je refuse toute chose non naturelle" car, je l'ai dit plus haut, où est la limite ? à quel moment ? pour chacun.e la réponse sera différente, y'aura jamais de réponse universelle à ce genre de question. Et pour moi c'est pareil, ma limite sera différente à chaque fois. Par exemple : j'utilise un ordinateur. C'est "clairement" non naturel, non ? Enfin. Non, parce que finalement, ce n'est que l'aboutissement naturel de tout un processus de progrès induit par l'être humain qui lui est une émanation de la nature. Oui mais quand même, un ordi, pour être fabriqué, c'est du pétrole ! et le pétrole, c'est mal !! Donc c'est pas naturel !! Oui mais.. en même temps, là, moi, j'ai l'impression que j'ai des idées à partager au monde pour essayer de survivre à de multiples crises qui menacent ma sécurité directe en fait ! donc moi, mon instinct de survie, il me dit que j'ai besoin de cet ordinateur, car c'est grâce à lui que je vais pouvoir tenter d'agir pour un monde meilleur à "ma façon" (donc en "exposant mes pensées", que ce soit sur le topic ou dans mes écrits personnels), même si c'est un objet qui peut symboliser aussi ce même monde qui s'effondre, et en l'utilisant, eh bien finalement moi aussi j'effondre le monde..... :ko: Rien n'est simple, binaire, bien ou mal, tout dépend du reste.
Et dans tout ce bordel, à quoi peut-on se raccrocher ? Moi un jour on m'a dit "Le sens de la vie, c'est d'être heureux.se." C'est con mais ça m'a marquée, j'ai trouvé ça aussi simple qu'évident, et en même temps ça m'a plongée dans des abîmes de perplexité sur ce qu'était le bonheur, réellement.
Et donc pour réussir à faire chacun de mes choix dans cette immensité de données, la seule chose stable et qui me semble le moins "influencé" de tout le reste, c'est de voir ce que je ressens, l'émotion que je ressens à l'idée de tel ou tel choix.
Si je ressens de la joie, de l'excitation, de l'enthousiasme, de la plénitude, de la sérénité, je prends ce choix-là.
Si je ressens de l'angoisse, un noeud dans le ventre, un infime malaise au fond de moi, je me méfie, ou j'évite, je prends pas ce choix-là en tout cas.

Ce qui devient un peu "galère", c'est de savoir d'où vient ce qu'on ressent, si c'est "la petite voix, l'étincelle de joie" du fond de soi, ou bien si c'est une émotion induite par mille autres influences (tout ce qui peut créer des traumatismes, qu'ils soient tout ptits ou énormes). C'est là que la psychologie et la psychanalyse entre en jeu, pour se défaire de tout ça qui "brouille" potentiellement nos choix (bien qu'en même temps, chaque choix, quelqu'il soit, n'est qu'un pas de + sur le chemin pour avancer et encore avancer.. là ça me fait penser aux situations qui se répètent dans la vie, genre "oh mais je comprends pas, je me retrouve toujours avec le même genre de mec con", ou aux situations qui se répètent sur plusieurs générations, qui du coup seraient toujours (dans ma conception du truc) des blessures à guérir, encore et encore....)

Personnellement je sais que, pensant tout ça, c'est souvent difficile de faire le tri entre mes angoisses personnelles qui me bloquent dans pas mal d'actions. Par exemple j'ai un manque de confiance en moi dramatique qui m'empêchent de me sentir à l'aise quand il y a + de 3 ou 4 personnes autour de moi (et encore, c'est mieux si je les connais. Mais je mets du temps à considérer que je "connais" quelqu'un, alors des fois ,c'est long). Donc si j'imagine aller à une soirée avec plein de gens, ma première réaction sera un noeud dans le ventre et "noooooon hors de questiooooon :fear:". Je pourrais dire "ah, ma petite voix elle me dit non, donc c'est non, et pouf je me pose pas de question." Sauf qu'en vrai, y'a bien une partie de moi qui aimerait bien aller en toute détente en soirée, discuter avec des gens nouveaux, boire un coup etc... mais noooon :fear: mon angoisse prend totalement le dessus.
Puisque je suis dans ma démarche, je vais plutôt me poser la question : pourquoi ça me fait si peur de rencontrer des gens ? Et approfondir chacune de mes questions, pour finalement arriver à mettre le doigt sur l'angoisse initiale, la blessure initiale qui crée ce blocage.

Se restreindre alors que tout explorer serait plus logique. Pour moi c'est la porte ouverte à l'égo que de faire ça
Oui je suis aussi pour tout explorer :happy: Et comme une vie humaine ne suffit pas à "tout tout tout" explorer sur "tout tout tout" les plans, je me dis qu'on peut tous et toutes explorer "une bribe" de tout ça, et la partager ensuite avec les autres, voir "leurs bribes" à eux, et ainsi, fabriquer une magnifique mosaïque !! :unicorn: (je m'emballe :cretin:)
Quant à l'ego, c'est un équilibre permanent, je ne voudrais vraiment pas me faire emporter dans mon ego comme je vois d'autres personnes "qui ont compris plein de choses" se font emporter, c'est toujours pareil, une question d'équilibre... J'essaie toujours de faire attention à ne pas m'enfermer, je sais que j'ai des phases où je "parle" énormément, où c'est moi qui occupe l'espace, et je sais aussi que j'ai des phases où "j'écoute et je ne dis plus rien" (qui sont, heureusement pour tout le monde, beaucoup plus longues :cretin:). Parce que clairement quand je suis dans une phase "d'expression" (créative ?) je sais que je n'écoute plus ce qu'il y a en face car tout mon être est dans la phase d'expression, j'ai plus de place pour écouter. Et puis une fois que tout est sorti, déjà ça va mieux :cretin:, et ensuite je reprends ma posture habituelle, à savoir silencieuse et attentive à ce que disent les autres (même sur ce forum d'ailleurs, je sous-marine beaucoup, et de temps en temps je fais une incursion pour pondre un pavé qui vénère tout le monde... :rire:) Là l'incursion est grosse j'avoue, mais bon j'ai fait mon propre topic au moins cette fois :yawn:
(Je sais que je perçois encore l'ego en moi comme quelque chose de négatif, j'en ai peur, et tant que ça sera ça, je crois que je risquerais toujours de m'y emprisonner. A chaque peine suffit son pas :happy:)

mais ce ne peut pas être une erreur
Oui, c'est aussi ce que je trouve assez réconfortant dans toutes ces croyances, quoiqu'on fasse, on ne peut pas parler d'erreur ou de victoire mais simplement d'expérience. Et personnellement dans mon vécu, j'ai pu voir plein de fois ma situation se retourner presque du jour au lendemain (et pas plus tard qu'avant hier, puis à nouveau aujourd'hui :ko: ), et d'ailleurs même enfant, bref :lunette:, et à chaque fois, ces retournements ont créé des choses qui m'ont procuré beaucoup de joie et d'enrichissement, et des choses qui ont engendrées beaucoup de peine ou de souffrance. C'est là où intervient les croyances type "voir le côté positif". Moi je ne crois pas qu'il ne faille voir "que" le côté positif. Puisque le négatif et le positif, finalement, c'est relatif, c'est un coup l'un, un coup l'autre :dunno: Voir que le positif et refuser d'observer le négatif (autrement dit toujours chercher le côté cool des choses et jamais prêter attention à l'émotion que ça peut nous faire, qui peut être négative et qui donc va juste être mise de côté, non regardée), c'est la porte ouverte à l'échec total de la démarche, donc le mal-être, donc la "non réussite de positiver ma vie", donc "je suis une grosse naze les autres ça marche et pas moi", puis "ah mais en fait ça marche pas ce truc, c'est de la merde, c'est pour ça que moi ça n'a pas marché".
Bref :lunette:
Si on part du principe qu'il n'y a que de l'apprentissage et de l'expérience, on voit tout de suite qu'un "échec" n'est en fait que l'occasion d'appréhender le futur d'une autre façon.

Bref, je commence à fatiguer, bravo si certain.es sont arrivé.es jusque-là :coiffe:
 
4 Mai 2010
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(s'il vous plaît essayons de rester sur le plan de l'Idée et de ne pas penser tout de suite aux réels êtres humains que nous connaissons et que nous sommes sur le plan juste terrestre :pray:)
En fait je crois que cette phrase met le doigt pile sur un point qui fait que si je peux de mieux en mieux comprendre ton cheminement mental et pourquoi tu penses ce que tu penses j'ai du mal à y adhérer (enfin c'est pas le bon mot, et c'est pas le but de toute manière, mais c'est un point de blocage pour moi quoi) : je suis fondamentalement incapable de séparer l'un de l'autre, de morceler l'idée et ses conséquences concrètes:yawn: C'est pour moi ne regarder qu'une face de la pièce, ou plutôt du polyèdre à je ne sais combien de faces :dunno: Pour moi il n'y a pas un plan juste terrestre avec les personnes qu'on connaît dans notre petit cercle restreint, et un plan des idées plus large et supérieur. Pour moi l'être humain n'est pas un concept avant d'être une réalité. Si j'entends parler d'une idée, je vais forcément penser à ses conséquences sur des personnes réelles ou potentielles, pas seulement dans mon petit cercle perso mais que je les connaisse ou non, parce que ben ça me semble évident quoi, de la même manière que je vais considérer si cette idée est en accord avec mes valeurs, me semble éthique, me parle, qu'est-ce qu'il ya derrière et d'où elle vient, qu'est-ce qui peut faire que je peux avoir "envie" d'y croire et en quoi ça peut poser problème... Bref je m'égare mais c'est complètement "contre instinctif" pour moi comme procédé :dunno:

Mais pour rebondir rapidement sur ce que tu as développé de ta vision spirituelle des choses (ça a déjà très bien été fait par d'autres :lunette:), de l'âme qui viendrait sur Terre pour réaliser quelque chose, moi ça me fait aussi un peu tiquer par rapport aux notions de libre arbitre et de responsabilité.
Je reviendrai peut être développer ça plus tard.

En effet, mais je voudrais rebondir : je suis catégorisée dans les antivax. Quand on parle des antivax, je fais partie du lot, peu importe toute ma pensée derrière.
(je ne cite pas ton spoiler du coup) On est parfaitement d'accord, il n'y a pas "un" groupe "antivax" homogène mais un laaaarge éventail de personnes aux raisonnements variés, c'est bien pour ça que je disais "là dessus" en parlant de ton mode de vie, qui fait que d'un point de vue conséquentialiste (qui n'est qu'une des dimensions sous le prisme duquel on peut voir les choses) le fait que toi tu ne te fasses pas vacciner me semble moins problématique que la personne dont tu parles dans ton spoiler par exemple, ou la plupart des personnes, qui ont un mode de vie "classique" en contact avec plein de monde, etc.
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En me disant que je dois me vacciner pour la santé collective, j'ai l'impression que c'est votre vision des choses que l'on m'impose (incluant les pages et les pages de données scientifiques de pourquoi c'est la meilleure manière de gérer cette pandémie).
C'est vrai, mais je n'ai jamais dit que je ne voulais pas imposer ma (notre ?) vision des choses :cretin: Je trolle un peu, mais ce que je voulais exprimer, c'est que ce serait fallacieux de croire qu'on peut ne pas se positionner et "respecter l'opinion de chacun" sur ce sujet, une non décision est une décision quand même, si on choisit de ne pas choisir ni agir et laisser chacun décider de sa conduite alors par la force des choses on impose à tout le monde une vision des choses au détriment des plus vulnérables, ou alors on peut mettre en place des règles, qui vont peut être sembler autoritaires ou inacceptables à certains, mais qui seront là pour protéger ces personnes vulnérables. Pour faire un parallèle un peu foireux, un peu comme quand on dit parfois que la neutralité aide l'oppresseur et pas la victime.
Du coup que ce soit dans un Etat comme celui dans lequel où on est actuellement ou une communauté fictive dans notre monde idéal, face à un évènement comme la pandémie actuelle, il faudra forcément qu'une décision soit prise au niveau collectif (puisqu'une non décision sera une décision quand même). Et j'arrive enfin au sujet initial du topic puisque cette décision dépend de quel monde on veut.

J'aurais tendance à penser que dans mon monde idéal, les droits humains seraient plus importants que les libertés individuelles. Que si en effet l'autonomie vu le système pourri actuel peut être une bonne piste, la coopération entre personnes et s'appuyer sur les compétences les uns des autres est super important. Que pour vivre en collectivité on a besoin de s'accorder un minimum sur une manière de définir la réalité (ou alors l'affranchissement total de la notion de réalité mais dans ce cas là comment quoi que ce soit de collectif peut être possible ?). Et que je m'interroge sur le vivre ensemble, les compromis, et comment faire société quand on est composés d'individus dont la vision d'une société idéale peut être très différente ? Est-ce que c'est pour autant toujours souhaitable de réduire et réduire ces sociétés pour n'être qu'entre gens d'accord entre eux, tout le temps, quelles limites ? Et en effet comment garantir que chacun puisse réellement partir d'une communauté qui ne lui convient plus ou qui l'exploite si de toute façon chacune fait ses règles et personne ne s'en mêle ?
Mais je reviendrai développer tout ça plus tard, et puis je suis sûre que plein de monde aura dit plein de choses intéressantes entre temps donc peut être que j'aurai plus rien à ajouter o/

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